Les septs soeurs T1 – Lucinda Riley

« À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu’elles étaient bébés, Maia d’Apliése et ses soeurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève. Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leurs origines. La piste de Maia la conduit au-delà des océans, dans un manoir en ruines sur les collines de Rio de Janeiro, au Brésil. C’est là que son histoire a commencé… Secrets enfouis et destins brisés : ce que Maia découvre va bouleverser sa vie. »


Ma résolution de ne pas acheter de livre cette année a été réduite en poussière avec l’épidémie qui a immobilisé le monde entier. Dès le début du confinement, des centaines de livres numériques ont vu leur prix baisser et faible que je suis, j’en ai acheté plusieurs. Parmi ceux-là, les premiers tomes de séries que je voulais commencer depuis longtemps, comme L’Assassin Royal, À la croisée des mondes ou encore Les Sept Soeurs. C’est par ce dernier que j’ai commencé, j’avais besoin d’une lecture légère après le nombre incalculable d’ouvrage que j’ai dû lire pour mon mémoire. Ce premier tome de la saga des Sept Soeurs, qui raconte l’histoire de Maia, a parfaitement rempli cet objectif.

À peine quelques jours (littéralement, deux jours) après la découverte du décès de son père, Maia part au Brésil. La première partie m’a semblé très peu naturelle, j’ai vraiment eu du mal à comprendre comment ce personnage, décrit comme si attaché à son père, ne réagissait pas vraiment à sa mort. J’ai eu l’impression qu’aucune de ces six filles n’étaient réellement triste de la disparition de leur père, comme si ça leur mettait seulement un petit coup au moral et puis hop, ça repart. Où passe le chagrin, la tristesse, la colère ? Cette partie a été totalement survolée et, de manière générale les émotions ne sont pas traitées en profondeur, à aucun moment que ce soit.

Dans le même esprit, dès le début du récit, l’auteure instille un peu de mystère, insinuant que le père des filles a été enterré dans d’étranges circonstances, accentuant le fait qu’aucune des six filles adoptives ne le connaissait réellement… Et puis plus aucun mot sur ce sujet jusqu’au dernier chapitre, où les mêmes faits sont répétés avec une légère variation. J’ai bien compris que ça serait un mystère qui se lèverait peu à peu tout au long de la saga, probablement avec de nouveaux éléments dans chaque tome, mais l’introduction de ce côté mystérieux est maladroit. C’est ma plus grand critique contre ce livre: j’ai eu le ressenti que l’auteur essayait de caser plein de genres ensemble, avec de la romance, un embryon d’intrigue policière, de l’aventure, de l’historique, mais qu’aucun n’a été travaillé avec soin. J’aurais préféré avoir un roman moins riche en rebondissements, mais mieux maîtrisé, où l’héroïne ne semblait pas évoluer uniquement dans un décor en carton-pâte. Je ne vais essayer d’éviter les spoilers dans mon exemple : tout au long du récit, il semble évident qu’une histoire d’amour va naître, mais il ne se passe RIEN, ni geste, ni paroles qui pourraient être interprétés comme tels, jusqu’à ce que la quête soit terminée. Et là, comme c’est pratique, un rapprochement assez brutal entre les personnages, qui semble sortir de nulle part (bon, OK, c’était sûr, mais la relation entre les personnages n’a pas changée d’un iota jusqu’à ce rapprochement, pourquoi ? C’est pas naturel !). L’enchaînement des évènements était souvent un peu facile, c’est tout ce que je veux dire.

Par contre, malgré toutes mes petites critiques, c’est un livre qui se lit bien et vite. Sans être de la grande littérature, c’est un bouquin qu’on a envie de terminer, et de voir ce qui va se passer. Même sans être très surprenant, il reste agréable à lire, la preuve, j’ai déjà commandé le tome 2. C’est une saga qui est parfaite pour l’été, pour déconnecter et lire un truc sans prise de tête. Si les personnages sont parfois un peu guindés, il y a plusieurs points positifs dans ce récit. L’histoire nous fait voyager, du Brésil à Paris en passant par la Suisse, le cadre change régulièrement pour le plus grand plaisir du lecteur. L’époque change également, puisqu’on alterne entre le présent avec Maia et l’entre-deux-guerres avec son aïeule. En apprenant à connaître les femmes de la famille, c’est toute l’histoire du Brésil qui se déroule devant nous, de la multitude d’ethnicité aux différents quartiers de Rio de Janeiro. J’ai adoré avoir un aperçu de ce pays, des traditions, de la vie quotidienne, de son histoire. Grâce à Izabela, l’aïeule de Maia, c’est aux premières loges de la construction du Christ Rédempteur que le lecteur assiste. Ca m’a un peu rappelé la construction de la Tour Eiffel dans Là où rêvent les étoiles, que j’avais beaucoup aimé. Et toute prévisible qu’elle est, la fin apporte quelques éléments surprenants…

En somme, un livre sympa, qui laisse entrevoir une bonne saga à lire sur la plage, malgré un récit qui aurait pu être plus soigné !

Bienvenue au Nouveau Monde, monsieur Brouilly. C’est à nous de construire ce pays, tous ensemble, quel que soit notre lieu de naissance.

Heitor Levy, Les Sept Soeurs

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