Les crayons de couleur – JG Causse

« Du jour au lendemain, les couleurs disparaissent. Dans ce nouveau monde en noir et blanc, un drôle de duo se met en tête de sauver l’humanité de la dépression en partant à leur recherche. Lui, c’est Arthur, employé dans une fabrique de crayons de couleur, aussi paumé que séduisant. Elle, c’est Charlotte, aveugle de naissance et scientifique spécialiste de ces mêmes couleurs qu’elle n’a jamais vues. A leurs côtés, une petite fille au don mystérieux, un chauffeur de taxi new-yorkais, les résidents d’une maison de retraite qui ressemble à une colonie de vacances. A leurs trousses, une bande de bras cassés au service d’une triade chinoise… Avec ce roman ludique et enrichissant, vous ne verrez plus jamais les couleurs de la même façon. »


Très attirée par la couverture et plutôt intriguée par le résumé, j’ai vite commencé ce roman ! Les couleurs m’ont toujours fascinée, surtout l’impact qu’elles ont sur notre comportement et à plus grande échelle sur notre société. Cependant livre m’a laissé une impression mitigée.

Je commence par le négatif pour finir sur du positif: d’abord l’histoire est légèrement trop mièvre à mon goût. Un alcoolique voyeur – mais très gentil – qui décide d’arrêter l’alcool du jour au lendemain pour sauver le monde et conquérir sa belle, tout en échappant à une mafia asiatique qui veut retrouver les couleurs avant lui, sans oublier la belle en question qui se contente d’étudier les couleurs sans réellement prendre part à l’action. J’ai été un peu embêtée par le personnage de Charlotte, car elle est attachante mais en dehors de son handicap, elle n’a pas réellement de rôle -actif j’entends- dans cette aventure. Elle travaille à la radio, et fait des chroniques sur les couleurs, mais surtout, presque à chacune de ses apparitions, sa perception du monde (donc son handicap, le fait qu’elle soit aveugle) est mise en avant. C’est dommage qu’elle ne soit réduite qu’à cela !

Ensuite, l’histoire est trop abracadabresque. Cela m’a beaucoup fait sourire au début, mais devient lassant, car plus du tout crédible; je sais qu’un monde sans couleurs est déjà quelque chose de spécial en soi, mais parfois c’était trop. Tous les personnages sont volontaires, gentils, le coeur sur la main, on se croirait au pays des Bisounours !

Malgré tout, deux points positifs qui m’ont quand même conquise: Premièrement, les couleurs, ensuite comment Charlotte voit le monde. J’ai trouvé fascinantes les explications sur les couleurs, les théories évoquées, notamment durant les podcast de Charlotte. J’ai appris pas mal de choses, par exemple depuis quand le bleu est une couleur assignée garçon et le rose assigné fille ! Tout au long du roman, dispersées au fil des pages, ces anecdotes mettent le récit entre parenthèses pour compléter notre culture l’air de rien.

Autre point intéressant: la perception du monde de Charlotte, alors qu’elle est aveugle, prouve qu’il y a des choses invisibles aux yeux des voyants. Comme nous la suivons quelque fois dans son quotidien, il est plus remarquable de voir comment cette jeune femme contourne les obstacles et comment elle s’adapte à une société qui, décidément, ne pense pas à s’adapter aux non-voyants !

Au final un roman que j’ai trouvé intéressant grâce aux thèmes abordés, mais qui aurait plus être un peu plus affiné. Il reste agréable à lire pour se vider la tête 🙂

Alise 🐢

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